Histoire du 47 boulevard de Grenelle
75015 Paris
(joindre photographies)
Le 47 a été construit en 1890. J’y ai habité de façon continue de septembre 1960 à février 1975. Il y a toujours une présence et une continuité de ma famille dans cet immeuble, car mon frère est propriétaire de deux appartements et ma sœur de deux autres.
Mais désormais, je ne suis plus occupant de ce lieu, je ne suis plus ce propriétaire d’éléments immatériels, je ne suis plus partie intégrante de ce qui fait la vie d’un immeuble parisien.
Ma vie essentielle se déroule au 1 rue des Ardennes, dans un espace pavillonnaire d’une ville moyenne de la banlieue sud-est de Paris, à 35 kilomètres de Paris. Je ne conçois plus de bouger de cet endroit, sauf pour aller durant de courtes périodes dans des lieux de villégiatures.
Voilà l’exercice posé :
Faire revivre un immeuble sur une période de 15 années de 1960 à 1975 avec l’aide de mes souvenirs, avec l’aide des souvenirs de ceux qui souhaitent se préter à l’exercice, et puis ensuite redonner et partager avec ceux que ceci intéresse. Donc c’est un témoignage partagé évolutif, sur la joie, le bonheur d’avoir été à Paris, à une époque.
C’est une vérité particulière. Il s’agit de dire ce qui est le plus exact possible : ce n’est donc pas un roman.
L’immeuble que nous appelons le 47 a été la propriété de mademoiselle Figuière des Prinvault.
Enfin, un nom comme cela, qui avait cette sonorité, une demoiselle, et également un nom de l’aristocratie française. Ce que je sais de façon sûre et certaine, et ce qui peut être constaté par tout un chacun qui marche le long du boulevard de Grenelle, et qui vient de la Motte Piquet Grenelle et va vers Bir Hakeim, sous le métro aérien, s’il regarde à droite, il s’arrêtera à deux immeubles qui visiblement ont été construit à la même époque, en briques et pierres de taille.
C’était un immeuble de rapport. Les personnes qui faisaient construire dans Paris ce type d’immeubles étaient des personnes riches. Ils avaient de l’argent, ils investissaient et ils louaient à des locataires. Seulement, on est en France, et une loi est venue régenter les rapports entre propriétaires et locataires, la fameuse loi de 1948 qui allait sérieusement freiner l’évolution des loyers. Il y a une dérive des prix. Mais on ne peut pas répercuter la hausse des prix totalement dans le montant des loyers.
Les lieux nous stimulent. Certains ne nous stimulent pas du tout. Nous communiquons avec des lieux pleins de magie, de mystères, de souvenirs, de joie ou de peine. Les lieux se subdivisent dans des endroits bien différents.
Dans les lieux
Il y a d’abord le village de Thonne Les Prés
Puis le 47 : le 47 boulevard de Grenelle, à Paris
Puis Oxford et Londres en Angleterre
Puis Abadan en Iran et Ahmadi au Koweit
Puis le 10 rue Ernest Psichari à Paris
Puis Chatou dans les Yvelines
Puis la rue des Plantes, dans le 14 ème arrondissement à Paris
Puis le 57 avenue de Saint-Ouen à Paris dans le 18 ème
Puis le 4 boulevard Garibaldi dans le 15 ème
Puis Olivet dans le Loiret, au bord du Loir
Puis le 1 rue des Ardennes à Brétigny sur Orge, qui est désormais mon lieu d’habitation principal, avec la Ferme du Moulin à Thonne Les Prés et également la petite maison de Juan les Pins dans les Alpes Maritimes. Ces trois lieux, je les vois évoluer.
Voici le menu.
Alors, je ne vais pas écrire sur tous ces lieux à la fois. Mon intérêt va donc être de voire un peu toutes les interactions avec ces différents lieux. Les souvenirs vont remonter.
le 47.
1960 :
Un immeuble à Paris, c’est une porte d’entrée, là, en bois, avec cette peinture qui imite les veines du bois, et des poignées en cuivre. Récemment, il y a eu un incendie d’un sac de vêtements, qui avait dégradé les boîtes à lettres. On en avait à peine parlé, tellement c’est triste et cela ne correspond pas à notre image commune partagée du 47 boulevard de Grenelle. Le feu, pour des objets collectés en vue d’être redonné, bien sûr, c’est de la bêtise, c’est aussi de la méchanceté, c’est de l’agression, c’est le refus de savoir, c’est vouloir également ignorer les conséquences de ses actes. Alors, aujourd’hui, je considère que cet acte n’a pas existé. Oui, tout au long de cette histoire du 47, il y aura des évènements réputés non arrivés, tout ce qui est lié à la bêtise, à la méchanceté de l’homme, si constatable, je vois que naturellement, chez moi comme chez beaucoup de personnes, il y a un phénomène d’oubli, qui permet enseuite de réaccorder sa confiance, y compris à des personnes envers qui on ne devrait ne jamais transiger. C’est comme cela ! je préfère voir ainsi, et ne pas ruminer une vengeance, vis-à-vis de toutes façons de personnes qui ne réflechissent pas vraiment.
Résultat : on ne peut plus avoir accès sans digicode au 47, digicode à la porte à l’entrée sur l’immeuble, système avec téléphone, il n’y a pas les caméras de vidéosurveillance, l’immeuble du 47, qui n’avait pas monté la garde aussi rapidement que les autres immeubles, a payé le prix d’être l’immeuble faible, l’immeuble sans défense face à la bêtise, et il y a eu cet incendie en 2008, et je suppose que maintenant, un tel acte malveillant n’est plus posssible.
En 1960, c’est la concierge qui ouvre, en appuyant sur un bouton, et il faut la prévenir.
A droite, il y a l’épicerie de Le Poulichet.
Et à gauche, il y a le bar tabac brasserie Arlabosse.
Au 1 er étage, appartement Arlabosse à droite, à gauche, appartement de Le Poulichet
2 ème étage : Monsieur Vincent, le Policier et monsieur Souilh, le militaire travaillant à Polytechnique, à l’époque où l’X était Montagne Sainte Geneviève.
3ème étage : deux appartements qui sont la propriété de la famille Marchal, l’appartement de Mémée, et l’appartement acheté au clown Martone, plus à droite, l’appartement Chareaudeau
4 ème étage :
Le Père Burlaud, au milieu, je ne me souviens plus, et tout à fait à gauche, le 4 ème, le deux pièces acheté par Mère une bouchée de pain (240 000 francs en 1954, appartement occupé par un ingénieur de chez Simca ; c’est un appartement qui fait 28 mètres carrés, et il y a un grand balcon.
J’entends encore la pluie tomber sur la couverture métallique étanche du balcon, je vois encore les pigeons, que j’essayais d’attraper avec des nœuds coulants. J’y arrivais de temps en temps.
5 ème : pas de souvenirs
6 ème étage :
Le même appartement que le 4 ème, c’est le 6 ème, habité par la famille Franusic, un Yougoslave avec sa femme et ses enfants, quand Françoise et Guy ont acheté.
Cet appartement fait face à l’appartement des Hoffer, que la maman de Jean-Louis a récemment vendu, avant de s’installer à Chatou, pas très loin de son fils.
Et puis il y a les deux appartements joints des Philippe, Caradec et Hélène Philippe, les enfants et les parents, Monsieur Philippe, agent SNCF, qui savait tout faire en aménagement bâtiment, très travailleur, et qui avait tout refait dans l’appartement du 4 ème.
Au 7 ème étage, ce sont les chambres de bonne.
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Complément de ce dimanche 26 février 2023 à 16:23:56. Je viens de relire ce document, et je ne le modifie pas. Là, je suis sous le logiciel wordpad, j'ai envie de mettre ce document sur blogspot. Maintenant que les photographies sont limitées, je me dis que cela n'est pas la peine de rajouter des photographies et les mettre sur le cloud.
dimanche 26 février 2023
Histoire du 47 boulevard de Grenelle validée au 26 févier 2023
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